La chute

La chute
*
Parmis ce que j'ai froissé, plié, pour à jamais me rappeler, ou pour au contraire oublier ce que je savait déjà.


C'est ainsi pourtant, mon cher compatriote. Les uns crient :"Aime-moi !" Les autres : "Ne m'aime pas ! " Mais une certaine race, la pire et la plus malheureuse : " Ne m'aime pas, et sois-moi fidèle ! "


En somme, pour que je vive heureux, il fallait que les êtres que j'élisais ne vécussent point. Ils ne devaient recevoir leur vie, de loin en loin, que de mon plaisir.


C'est ce que je pense.


Au plaisir !


oi-streets

# Gepost op vrijdag 04 januari 2008, 14u29

Zone et Alcools

Zone et Alcools
Pour qu'elle se relève et à jamais de sa terrible chute. Eclatante elle se fut brisée et devint les morceaux de verres dans l'ombre de sa pupille. Elle a cousu les paupières de son être pour ne plus pleurer et pour ne plus observer l'attente absolu d'un firmament abscons. De sa main de chiffon elle a caressé son corps, beauté éphémère et l'a usé de sa peau de coton et de poussière. Lliojeeb ou la fin de mes problèmes mais un autre nom qui tâche l'encre d'écume et la paralysie m'entraîne dans le fond. Les abysses absinthes où l'absence d'essence et de sens me manquent comme toi. Et me prennent et la prennent dans ce couloir ou cette ruelle déserte de mes bleus, la nuit. Elle le prend, il la pend mais ignore la corde transparente de ses baisers dans l'air chaud et dissipé. Il enfuit sa tristesse en sa salive et échange près de ses amygdales le coin d'un triste été, mais dans un espoir enlevé, qui disparaît. Doucement comme le sifflement d'un bras près des lèvres et près des joues, voir des dents qui se perdent dans le tourbillon d'un enlèvement. Il la serre et le serre, son coeur. Mais il l'écrase par sa poitrine sans savoir, sans vouloir, il laisse le destin s'occuper d'eux. Il la plaque contre le mur grisâtre et bouseux et les tags se fondent dans ses cheveux. Elle est à lui, et lui à elle. Juste ils s'enlèvent. Pour apparaître en vain. Le liquide s'engouffre dans l'espace de leur mains étreintes et renfermés dans leur corps où ils touchent et sentent la délicatesse et la vie se dresser et endormir la plaie de leur abdomen. Pour s'immobiliser et se redresser, leur corps tout entiers. Pour finir collés à la salive de l'âme ; et aux pensées. Ils ne sont qu'un fil, elles ne sont qu'un fil. Ils forment le ciseau, les lèvres s'entrechoquent et les dents se détachent ; tombent dans leurs joues pour mourir en larmes. Il l'embrasse. Il la serre :
"Je devais t'aider. Je suis désolé. [Ses yeux coulent par terre et son visage aussi.] Il faut que nous continuons."
Elle lui sourit en coulant la terre par terre elle aussi en une note ronde et creuse, remplie de fruits : Llio.

Ils reprirent la route le lendemain quand ils se lâchèrent et quand leurs larmes lavèrent chaque corps de la fatigue de cette violation.
Le soir fut étoilé et la nuit fut brouillée de saints au plafond. Le jour de la marche, le deuxième soleil brillait. On s'éloignait toujours des marais.



extrait : Emo-Globine.





.oi-streets

# Gepost op zondag 23 december 2007, 17u46

Gewijzigd op zaterdag 29 december 2007, 10u21

Ce n'est donc plus aux hommes que je m'adresse ;

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So I came down to crash and burn your beggar's banquet




oi-streets

# Gepost op vrijdag 21 december 2007, 14u19

Dans une sorte de vision si exagérée qu'elle pourrait passer pour délirante

Dans une sorte de vision si exagérée qu'elle pourrait passer pour délirante
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Le sentiment de supériorité et la stupidité des Hommes sont toujours les meilleurs.
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Le colomb allant aux Amériques voit une huitre sur le sable. Elle le regarde. Puis il l'écrase.
Sans autre forme de procès.





















oi-streets
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# Gepost op vrijdag 21 december 2007, 13u13

Gewijzigd op zondag 23 december 2007, 10u30

Celsius°

Celsius°
J'absente

métal glissant, luisant sur corps 36°
Retourné, cassé, plié, broyé. Enfermé et compressé.
Peau rose et brillante ; battements de coeur s'envolant, atteignant les cils de la délicatesse. Cassant la vitre.
Le verre peigne l'oeil.

Je marche

Pieds dans nuages et montagnes. Flaques d'eau brûlantes.
40°
Je cris

En silence le temps danse. Indépendance de nos nuits dans l'ombre des soucis.
Retrouvé pour retourner, casser, plier, broyer nos vies.
Enfermer et compresser nos corps en nos coeurs.
Daller les dalles de fleurs et les allées des leurs.
Et le leur sera notre heure.
Coloniser le vide, blanc de notre sang.
En notre chair, sanctifiée.
Talque. Talk
Algues lumineuses sur TA peau humide.
Vers tes vers luisants. Yeux verts.
Folie éphémère quand tu glisses.
Sur corps 50°
Glisses et brilles : diluer.
Tes yeux dans les tiens.

Je détruis

Jamais de jeux.
Thème de la décadence.
54° Celsius, carbonise.

Le celsius, grey-ash : cendre.
La cire fondant, de tes doigts insectisés.

Explosion puis court cirque cuit.



amour.





oi-streets$
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# Gepost op woensdag 19 december 2007, 14u38